LA PHILATÉLIE, TÉMOIN DE L'HISTOIRE
Documentation philatélique replacée dans son contexte historique

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La France en Guerre aux côtés des Alliés  

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La Résistance Française, au-delà de l'aspect institutionnel souvent surestimé, se caractérise par la multiplication de faits isolés. 220 000 personnes ont bénéficié après la guerre de la carte de «Combattant Volontaire de la Résistance", certains historiens estiment qu'il y a eu entre 200 000 et 300 000 combattants réels, soit entre 1 et 1,5% de la population.

Note concernant ce site : Bien qu'extrêmement intéressante d'un point de vue historique, la Résistance avant le mois de juin 1944 n'a laissé pratiquement aucune trace philatélique pour des raisons évidentes de sûreté, à l'exception des commémorations et anniversaires des massacres, arrestations ou exécutions de ses combattants.
Ce site étant consacré aux liens de la philatélie et de l'Histoire commence donc essentiellement, en ce qui concerne la Résistance, aux actions lors du débarquement de juin 1944 et dans les semaines qui suivirent.


GÉNÉRALITÉS
SUR LA « RÉSISTANCE »
LORS DE LA LIBÉRATION

Les forces alliées constituées, que ce soit celles du débarquement de Normandie ou celles du débarquement de Provence, n'ont pratiquement pas franchi la Loire ou pénétré en Languedoc-Roussillon.
Seuls les services spéciaux, britanniques (S.O.E.) et français (B.C.R.A.) de Londres et les services spéciaux américains (O.S.S.) ont aidé discrètement les maquis par leurs conseils et les parachutages.
Le Sud de la Loire a donc été soit militairement libéré par les Forces Françaises de l'Intérieur lors de combats avec les forces allemandes, soit indirectement libéré par le départ des forces terrestres allemandes ordonné par Hitler afin qu'elles se replient vers la Normandie ou vers la vallée du Rhône. Une des tâches des F.F.I. étant de les retarder et de saper leur moral par tous les moyens.
Dans certains cas, il n'y eu pratiquement aucun affrontement. Dans d'autres cas le passage des forces allemandes venant d'autres départements et remontant vers le Nord ou vers l'Est donna lieu à des exactions lors des sabotages retardant leur progression.

Schéma général de la Libération
Carte générale des principaux mouvements de troupes alliées en 1944 et des zones évacuées par les troupes allemandes harcelées par les F.F.I.

Dans cette zone, des « pouvoirs de fait » se créent dès la Libération, notamment par une volonté des organisations communistes de se préparer à la prise de pouvoir, ce qui sera finalement refusé par Moscou qui se concentrera sur la main mise sur l'Europe de l'Est, plus facile à contrôler.
Ce sont les chefs de la Résistance qui gouvernent souverainement avec, dans certains cas, des conflits importants entre les différentes organisations. Les autorités nommées par Alger ont souvent du mal à s'imposer.



  LES PRINCIPALES ORGANISATIONS POLITIQUES DE LA RÉSISTANCE AVANT LA LIBÉRATION

Source : wikipedia

ORGANISATION CIVILE ET MILITAIRE (O.C.M.):

Organisation non-communiste de Résistance de la zone nord fondée en décembre 1940 à Paris, par l'industriel Jacques Arthuys et Maxime Blocq-Mascart. L'O.C.M. recrute des fonctionnaires des Travaux Publics mais aussi dans la bourgeoisie, l'industrie, parmi les commerçants, les anciens combattants, les professions libérales (avocats, architectes) et les universitaires.
Deux tendances politiques sont particulièrement représentées : les conservateurs, souvent maréchalistes mais germanophobes et hostiles à la Révolution nationale, d'une part, les socialistes d'autre part. La première tendance est majoritaire à l'origine, mais la deuxième l'emporte au cours de la guerre.
Fin 1941, l'O.C.M. ne compte que quelques centaines de membres, mais atteint un effectif de 45 000 deux ans plus tard, selon Guillaume Piketty.

Carte de membre de l'OCM

LIBÉRATION-NORD :

Mouvement créé par des socialistes (J. Texcier, H.Ribière) et des syndicalistes (C.Pineau, A Gazier, R. Lacoste..) en zone occupée. Faiblement implanté dans l'Est (Alsace, Haute-Saône et Vosges) et dans le Sud-Ouest, il est bien implanté dans le Nord et dans l'Ouest (Bretagne).

Libération Nord

LIBÉRATION SUD :

Jean Cavaillès
Un des trois mouvements de la Résistance non communiste de zone sud, créé vers octobre-novembre 1940 par Emmanuel d'Astier de La Vigerie avec un petit groupe de personnes dont Jean Cavaillès, le philosophe, Georges Zérapha, fondateur de la LICRA, et la future Lucie Aubrac.


Leur journal est « Libération ».

Libé-Soir
Lettre recommandée à entête "Libé-Soir" de Paris pour le Haut-Rhin, affranchie à 9F avec trois timbres "Conférence de Paris", oblitérée "Conférence de Paris" 31/7/46 avec petite griffe "PARIS 126" sur l'étiquette de recommandation.

Berthie Albrecht


COMBAT :

Combat est créé d'abord sous le nom de Mouvement de libération nationale, en zone non occupée par Henri Frenay et Marie Reynoard. C'est le plus important des huit grands mouvements de Résistance membres du Conseil national de la Résistance (CNR) à partir de 1943.
Edmond Michelet
Y participeront notamment Berthie Albrecht et Edmond Michelet.
À partir de janvier 1943, il fait aussi partie des Mouvements Unis de la Résistance (MUR), sous la présidence de Jean Moulin, et s'intègre au nouveau MLN au début de 1944.
Son journal clandestin, dont le premier numéro sortira en décembre 1941, porte le même nom et verra la participation de Albert Camus à partir de mars 1944.

Hors-sac du journal combat
Lettre d'acheminement de documents (probablement journaux) "en dehors des sacs postaux" (hors-sac) pour l'agence du journal Combat à Nice

FRANC-TIREUR :

Marc Bloch
Franc-Tireur est un mouvement de résistance fondé à Lyon en novembre 1940 sous le nom « France Liberté », rebaptisé « Franc-Tireur » en décembre 1941 sur proposition de Jean-Jacques Soudeille.
Le chef du mouvement était Jean-Pierre Lévy.
Parmi ses dirigeants on notera : Marc Bloch, Eugène Claudius-Petit, et Yves Farge.
Sous l'égide de Jean Moulin, le mouvement fusionnera avec Libération-Sud et Combat pour donner les Mouvements unis de la Résistance (MUR).

MOUVEMENTS UNIS DE RÉSISTANCE (MUR):

Les Mouvements unis de Résistance (MUR) sont l'organisation unifiée issue de la fusion en janvier 1943, des trois grands mouvements de résistance non communiste de zone sud : Combat, Libération et Franc-Tireur.
Cette fusion a lieu à l'initiative de Jean Moulin, qui préside le premier comité directeur des MUR, où les trois mouvements sont représentés par leurs fondateurs, respectivement Henri Frenay, Emmanuel d'Astier de la Vigerie, et Jean-Pierre Lévy.
Ils sont solidements ancrés dans 39 départements.

MUR

CEUX DE LA RÉSISTANCE (CDLR) :

Dans une première phase, CDLR est issu de Combat Zone Nord.Dans un second temps, après la vague d'arrestations de plusieurs chefs en 1942, Jacques Lecompte-Boinet relance le réseau CDLR au début de 1943 avec Pierre Arrighi et Jean de Vogüé.
Michel Debré
CDLR recrute essentiellement parmi les officiers de réserve, les ingénieurs et les industriels. ses spécialités sont:la propagande,le renseignement et l'action (parachutages, dépôts d'armes, prise en charge des pilotes alliés abattus).
Ses dirigeants, parmi lesquels Jean de Vogüé, Michel Debré, Gilbert Grandval, Léo Hamon, Raymond Triboulet, se sont dès l'origine voulus strictement apolitiques.

FRONT NATIONAL :


Le Front national, ou Front national de lutte pour la libération et l'indépendance de la France, est créé par le Parti communiste français (PCF) vers mai 1941.
Il est mis en sommeil à partir de l'automne 1941 et ne se développe véritablement qu'à partir de la fin 1942 sous l'impulsion de Pierre Villon.
À partir de la fin de 1941, le PCF constitue, sous la responsabilité de Charles Tillon un mouvement de résistance armée qui prendra finalement le nom de Francs-tireurs et partisans (FTP) en février 1942.
Les FTP avaient été constitués complètement indépendamment du Front national, mais au moment de la création du Conseil national de la résistance (CNR) Tillon et Villon se rencontrent et font apparaître les FTP comme la branche armée du Front national.

Front National
lettre entière
Lettre avec cachet d'authentification " F.F.I. Comité du Front National F.T.P. / St-Gaudens // (Croix de Lorraine)" sur lettre oblitérée Saint Gaudens 9/9/44

DÉFENSE DE LA FRANCE :


À l'origine actif essentiellement en zone Nord, le mouvement Défense de la France se caractérise par une activité centrée sur la diffusion de son journal clandestin, créé en juillet 1941 par un groupe d'étudiants parisiens, réunis autour de Philippe Viannay.
Genevieve de Gaulle Anthonioz
La nièce de Charles de Gaulle, Geneviève de Gaulle-Anthonioz rejoint en 1943 le noyau fondateur du mouvement. Le journal dénonce les attentats et les actions armées jusqu'en 1942.
Il apporte d'abord son soutien au général Giraud, avant de se rallier à de Gaulle en juin 1943.
Non représenté au Conseil national de la Résistance (CNR), Défense de la France adhère à la fin de 1943 au Mouvement de libération nationale.

Le journal "Défense de la France" donnera naissance à "France-Soir" à la Libération.
timbre autocollant-Geneviève de Gaulle Antonioz


A l'occasion du transfert de ses cendres au Panthéon le 27 mai 2015, un timbre auto-collant à l'effigie de Geneviève de Gaulle - anthonioz sera émis dans un "collector" consacré aux quatre héros de la Résistance honorés ce jour là.

France-soir défense de la France
Enveloppe à en-tête imprimée du journal "France-Soir-Défense de la France" avec sigle DF en fond 14/2/45


LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE (CNR) :


Jean Moulin
Le Conseil national de la Résistance (CNR) est l'organe qui dirige et coordonne les différents mouvements de la Résistance intérieure française, toutes tendances politiques comprises.
Son fondateur est Jean Moulin.
Ce conseil est composé de représentants de la presse, des syndicats et des membres de partis politiques hostiles au gouvernement du maréchal Pétain à partir de la mi-1943.
Son programme, adopté en mars 1944, prévoit un « plan d'action immédiat » (c'est-à-dire des actions de résistance), mais aussi des « mesures à appliquer dès la libération du territoire » (une liste de réformes sociales et économiques).

Conseil National de la Résistance

Vignette MLN de Gaulle

MOUVEMENT DE LIBÉRATION NATIONALE :


Créé en janvier 1944 par Philippe Viannay et Claude Bourdet, le MLN regroupe les Mouvements unis de la Résistance et des mouvements de zone Nord, notamment « Défense de la France », « Résistance » et « Lorraine ».
La création du MLN intervient après celle du Conseil national de la Résistance et est la poursuite du processus d'unification des mouvements de Résistance.




  LES PRINCIPALES FORCES MILITAIRES

Pendant la période de la Libération, plusieurs organisations de Résistance militaire co-existent et parfois s'affrontent :
  • Les F.T.P. (Francs-Tireurs et Partisans)

  • L'A.S. (Armée Secrète)

  • L'O.R.A. (Organisation de Résistance de l'Armée)

  • Elles sont officiellement regroupées dans les Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.), mais les habitudes prises dans la clandestinité, les visées politiques différentes et les querelles de personnes rendent la cohésion parfois âpre.

    Sur les 400 000 hommes que les F.F.I. auraient pu vraisemblablement rendre opérationnels en septembre 1944, 120 000 au maximum seront amalgamés aux troupes régulières débarquées.
    On peut leur ajouter les 20 000 combattants qui forment la 27ème Division Alpine et les unités F.F.I. qui se lancent au contact des garnisons des poches de l'Atlantique et de la Manche sous la direction du général de Larminat.



Médaille de la Résistance

LES FRANCS-TIREURS ET PARTISANS FRANÇAIS (F.T.P.F.)

C'est après la rupture du Pacte germano-soviétique et l'invasion de l'URSS par les troupes hitlériennes, le 22 juin 1941, que la direction du Parti Communiste Français clandestin représentée par Jacques Duclos décide, en accord avec l'Internationale communiste, de mettre sur pied une organisation de lutte armée.
Charles Tillon, qui avait rejoint le secrétariat du parti dans la région parisienne, aux côtés de Jacques Duclos et Benoît Frachon, est chargé de l'organisation de la lutte armée.
Dans l'immédiat, ce sont surtout des vétérans des Brigades internationales en Espagne et des jeunes communistes parisiens qui sont recrutés au titre de l'Organisation spéciale (OS), sous la direction du colonel Jules Dumont, pour former des groupes dédiés à la lutte armée.
Albert Ouzoulias, responsable politique des Bataillons de la Jeunesse, rejoindra plus tard les FTP avec les jeunes qui auront survécu à la traque des Brigades spéciales des renseignements généraux de la préfecture de police de Paris.
Pendant qu'Ouzoulias met sur pied les Bataillons de la Jeunesse, Eugène Hénaff, un syndicaliste de 37 ans qui vient de s'évader du camp de Châteaubriant, déploie une activité intense pour recruter des militants volontaires.
À partir d'octobre 1941, tous les volontaires recrutés par Ouzoulias et Hénaff sont regroupés dans une formation unique, l'OS, dans laquelle Hénaff prend le titre de « commissaire politique » avec Ouzoulias comme adjoint. L'organisation prend ensuite le nom de TP (Travail Particulier).
Ce n'est qu'au début de l'année 1942 que le nom de FTPF (Francs-Tireurs et Partisans Français) ou plus simplement FTP est adopté.
Les FTP, dont la vocation est de mener la lutte contre l'occupant, se développent d'abord exclusivement en zone occupée. Ce n'est qu'après novembre 1942 et l'occupation de la zone sud que les communistes entreprennent d'y développer également les FTP.
À partir d'avril 1942, les FTP s'ouvrent aux non-communistes, mais restent toujours sous le contrôle des communistes.
En 1943, lorsque le Front national, mouvement de masse créé par le PCF, est suffisamment développé, les FTP deviennent officiellement le bras armé du Front National.
Le modèle d'organisation développé par les FTP est le groupe de combat d'une trentaine d'hommes au maximum.
L'un des premiers maquis FTP est celui du futur Colonel Fabien, en Franche-Comté.
Le maquis de la Haute-Vienne, dirigé par Georges Guingouin, désigne une vaste région contrôlée par le maquis. Georges Guingouin, un instituteur communiste, avait pris le maquis vers le début de l'année 1941, avant la création des FTP. On le surnomme le « préfet du maquis ». En 1944, la Haute-Vienne est le département qui compte le plus grand nombre de résistants armés, soit environ 8 000 hommes. Peu discipliné vis-à-vis de la direction communiste en zone sud représentée par Léon Mauvais, Guingouin reçoit la capitulation sans conditions des forces allemandes occupant Limoges le 21 août 1944, après avoir fait encercler la ville.

28 MARS 1942 :
Création officielle par le parti communiste français clandestin des Francs Tireurs et Partisans Français (F.T.P.F.) qui existaient sous une forme embryonnaire depuis l'invasion de l'URSS en juin 1941..

Pour des raisons évidentes de sûreté, on ne trouve pas de lettres des FTP avant la période de la Libération.

Censure FTPF
Lettre recommandée de Surgères (Charente-Maritime) pour Bordeaux 29/9/44 pendant le blocus des poches de La Rochelle et de Royan, affranchie à 4F50 et avec censure des FTPF qui participaint au blocus.

FTPF Indre novembre 1944
Lettre de La Châtre (Indre) pour Paris en franchise 25/11/44 avec grand cachet de franchise "F.T.P.F. / SECTEUR N°1 // F.F.I."


FTPF de Nemours
Carte postale de Nemours (Seine-et-Marne) pour Saint Maur (Seine) avec cachet de vaguemestre "FRANC TIREURS ET PARTISANS FRANCAIS // F.T.P.F."

FTP haute Loire
Carte postale en franchise militaire de Espaly Saint-Marcel (Haute-Loire) pour Lyon avec cachet double cercle violet "FRONT NATIONAL / ★ F.F.I. ★ // (bonnet phrygien) F.T.P." 27/9/44.
(cliché Delcampe sur internet)

FFI Uzerche
Carte postale en franchise militaire de Uzerche (Corrèze) pour la Gironde, oblitérée UZERCHE 15/9/44, et cachet double cercle bleu "F.F.I. - F.N. - F.T.P. / - REGION III - // Groupement /xxxlique".





L'ARMÉE SECRÈTE

Médaille de la Résistance Cette structure de combat est issue du regroupement des formations paramilitaires des trois plus importants mouvements de résistance « gaulliste » de la zone Sud : Combat, Libération-Sud et Franc-Tireur.
En 1942, les deux principaux mouvements de résistance non-communistes de la zone sud, "Combat" et "Libération-Sud" reconnaissent l'autorité de la France Libre, devenue France Combattante, et se mettent d'accord pour constituer l'Armée secrète (AS).
Mi-1942, les trois mouvements souhaitent coordonner les unités militaires dont ils disposent, afin de les rendre plus efficace. Henri Frenay, le chef de Combat, revendique le commandement de la nouvelle structure, mais il se heurte à l'opposition d'Emmanuel d'Astier de La Vigerie, chef de Libération-Sud et à celle de Jean-Pierre Lévy, chef de Franc-Tireur.
Jean Moulin tenant à ce que ce poste ne soit pas occupé par une personnalité déjà engagée dans un mouvement, Frenay propose en octobre le nom de Charles Delestraint, général rappelé de sa retraite durant la Bataille de France, qui admire de Gaulle (qu'il a eu sous ses ordres) et déteste le gouvernement pétainiste. C'était le seul officier général à avoir été promu malgré la défaite, la proposition est acceptée unanimement.
Après un séjour à Londres, le général Delestraint participe à la création des Mouvements Unis de la Résistance (MUR), lors de la réunion du 26 janvier 1943, à Miribel dans le département de l'Ain. Il est arrêté le 9 juin 1943 et mourra en déportation.


11 NOVEMBRE 1942 :
Le général Delestraint prend la direction de l'Armée Secrète qui regroupe les branches militaires des mouvements «Combat» sous la direction de Henri Frenay, «Libération-Sud» sous la direction d'Emmanuel d'Astier de La Vigerie, et «Franc-Tireurs» sous la direction de Jean-Pierre Lévy.
Un timbre de France sera émis en souvenir du général Delestraint (Y&T France No 1689).

OMEC Delestraint
Oblitération mécanique de Bourg-en-Bresse célébrant le général Delestraint, Chef de l'Armée secrète avec couronne "P.P."

Flamme delestraint et Armée secrète
Oblitération mécanique de Bourg-en-Bresse célébrant le général Delestraint, Chef de l'Armée secrète avec couronne "01 BOURG-EN-BRESSE R.P."16/10/71, jour d'émission du timbre en l'honneur du général.

Pour des raisons évidentes de sûreté on ne trouve de courrier de l'Armée Secrète qu'au moment de la Libération.

ère division alpine
«★ F.F.I. ★ / COMPAGNIE JALLERE / A.S. / (croix de Lorraine et V)»

Lettre de l'AS GMO
Lettre postée à Montrond les Bains (Loire) 7/10/44 avec cachet encadré "A.S. / G.M.O. 18 JUIN / LE VAGUEMESTRE"

Demio-brigade A.S. de haute-Correze
Carte postale en franchise militaire oblitérée Saint-Angel (Corrèze) 30/9/44 avec cachet de vaguemestre "Demi-Brigade A.S. de Haute-Corrèze / 1er bon le capitaine 1ère Cie // F.F.I. (V et croix de Lorraine)"

Libération d'Annecy, Etat-major A.S.
Enveloppe souvenir de la Libération de Annecy avec cachet "ETAT-MAJOR DEPTAL A.S. / ★ (HTE SAVOIE) ★ // F.F.I. / (V et croix de Lorraine)"





Médaille de la Résistance

L'ORGANISATION DE RÉSISTANCE DE L'ARMÉE
(O.R.A.)

L'Organisation de résistance de l'Armée, O.R.A., est créée le 31 janvier 1943 (à la suite de l'invasion allemande en zone « libre » en novembre 1942), en tant qu'organisation se disant apolitique et regroupant d'anciens militaires français déterminés à résister de façon active contre l'occupant de la France mais rejetant initialement de Gaulle.
Général Frère

Fondée par le général Frère (qui présidait le tribunal qui condamna de Gaulle à mort par contumace en août 1940, et qui fut arrêté par les allemands en 1943), elle est ensuite dirigée par le général Verneau (arrêté le 23 octobre 1943), puis par le général Revers.
Jean Verneau





Jean Verneau figure sur un timbre de 1975 (Y&T No 1853). Un "prêt à poster" sera également émis à sa mémoire en 2004.

PAP Jean Verneau

L'ORA se développet rapidement en zone sud, grâce aux cadres et à l'armement camouflé par l'Armée d'armistice quand celui-ci n'a pas été remis aux Allemands.
Elle reconnait, à l'origine, le général Giraud comme son chef nominal. La reconnaissance en juin 1943 par l'ORA de la légitimité du CFLN à Alger et de l'autorité du général de Gaulle facilitera les négociations avec les autres organisations de Réistance.
Elle fusionne en février 1944 avec l'Armée secrète (AS) et les FTP pour former les FFI, tout en conservant son autonomie.
Au sud de la Loire, l'ORA, qui s'est développée là où stationnaient les unités de l'Armée d'armistice avant sa dissolution, effectue une série de sabotages (dynamitage de ponts, obstructions des routes, destructions de dépôts de carburants) afin de retarder la montée des renforts allemands vers le front de Normandie et de braquages destinés à financer la Résistance (le plus fructueux de toute la Libération, celui du train transportant vers Bordeaux occupée les fonds de la Banque de France jusque-là protégés à Périgueux, mené à Neuvic le 26 juillet en coordination avec l'Armée Secrète rapportera 2,280 milliards de francs de l'époque).
Après le 15 août 1944, la réception de nombreux parachutages d'armes permet le déclenchement de la guérilla généralisée et notamment la constitution de deux unités importantes : la brigade Charles Martel, commandée par le colonel Chomel, forte de 2 300 hommes dans l'Indre, et le 1er RI reconstitué par le colonel Bertrand, disposant de 11 compagnies dans le Cher.
D'autre part dans le sud-ouest, après la libération de Toulouse, le 19 août, sous l'impulsion de Chevance-Bertin, les FFI des régions libérées (dont le Corps Franc Pommiès) sont regroupés pour former une grande unité de combat : le Groupement mobile du Sud-Ouest composé de deux divisions :
  • la division légère de Toulouse commandée par le colonel Redon de l'ORA,

  • la division légère d'Auvergne commandée par le colonel Roger Fayard, lui aussi de l'ORA.


  • Pour des raisons évidentes de discrétion on ne trouve de courrier de l'O.R.A. qu'après la Libération.

    ORA
    Lettre de l'organe liquidateur de l'ORA avec entête "ORGANISATION / DE RESISTANCE DE L'ARMEE / SERVICE LIQUIDATEUR", cachet déesse assise " LE CHEF DE L'O.R.A.", oblitérée Paris IX 9/11/45.






Médaille de la Résistance

LES FORCES FRANÇAISES DE L'INTÉRIEUR

Régions militaires de la Résistance
Régions militaires de la Résistance
Le 1er février 1944, l'Armée Secrète (AS de tendance gaulliste), l'Organisation de Résistance de l'Armée (ORA, giraudiste) et les Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF, communistes, à ne pas confondre avec le mouvement Franc-Tireur) sont fusionnés sur ordre d'Alger dans les Forces Françaises de l'Intérieur.
La fusion théorique entre les FTPF et l'Armée secrète avait lieu le 29 décembre 1943. En fait, l'intégration sera beaucoup plus tardive que la date théorique, et dans certaines régions, elle ne se produira jamais pour des raisons essentiellement politiques ou d'« égo » des nouveaux chefs.
D'autres organisations plus locales (Corps Francs de la Libération -CFL - at autres Maquis de..) sont également incorporées dans les FFI. Cela leur permet de recevoir des armes et des munitions par parachutage.

Le 23 mars 1944, le général Koenig est nommé commandant en-chef des F.F.I..

Pour la mise en place des pouvoirs civils "légaux" on se reportera aux chapitres de

    "La Libération (1944-1946)"





Certaines unités F.F.I. ont fait l'objet d'articles, d'ouvrages historiques voire de propagande politique de leur leader de nombreuses années après et sont ainsi rentrés dans la mémoire collective (liste non-limitative) :

  • La Brigade de Paris, avec les F.F.I. du colonel Fabien renforcée par les lycéens de Janson de Sailly,


  • 1er Regiment de Paris
    Lettre en franchise de Paris pour la banlieue avec cachet d'unité "1er REGIMENT DE PARIS // VAGUEMESTRE " oblitérée 14/10/44 avant son rattachement au Groupement Tactique de Lorraine.

  • Le groupement Bayard de Dunoyer de Segonzac, sorti des maquis de l'ORA du Tarn,


  • Groupe Bayard
    Recto
    Lettre en franchise militaire de Lesparre pour Grolejac, oblitérée "LESPARRE-MEDOC/ GIRONDE" 6/10/44 avec cachet de vaguemestre 39/28mm "REPUBLIQUE FRANCAISE / ARMEE DE LA LIBERATION / Groupe / BAYARD / F.F.I."

  • Les 9500 hommes de la R4 qui montent de Toulouse, dont le Corps franc Pommiès


  • Corps franc Pommies à Dijon
    verso
    Lettre d'un soldat de l'état-major du Corps Franc Pommiès pour Paris avec cachet de vaguemestre diamètre 37mm "CORPS FRANC / - P - // ★" 25/10/44

  • La brigade Alsace-Lorraine d'André Malraux, de Jacquot et de Chamson qui mêle paysans du Sud-Ouest et Alsaciens,



Groupement Alsace Lorraine de Montpellier
Carte postale en franchise d'un soldat "en route vers sa belle province" oblitérée "MONTPELLIER R.P. / HERAULT" 19/9/44 avec cachet de franchise "Forces Françaises de l'Intérieur / Alsace-Lorraine // (croix de Lorraine".

  • Le Bataillon Sambre et Meuse


  • Cachet FFI sambre-et-Meuse
    Carte postale en franchise, oblitérée d'Annemasse 25/12/44 avec cachet de franchise "★ BON SAMBRE ET MEUSE ★/ F.F.I. // (croix de Lorraine / LE VAGUEMESTRE".
    A cette époque, le bataillon est sur le Front des Alpes.

  • L'Armée Juive (AJ), ou Organisation Juive de Combat (OJC)


  • FFI Organisation Juive de Combat à Toulouse
    Lettre en franchise de Toulouse pour Castres, oblitérée Toulouse R.P. 13/3/45, avec cachet double cercle 41/28mm "FORCES FRANCAISE DE L'INTERIEUR / - TOULOUSE - // OJC / Le vaguemestre // (Croix de Lorraine)". (OJC = Organisation Juive de Combat)







L'AIDE ÉTRANGÈRE A LA RÉSISTANCE
« JEDBURGH »

Jedburgh est une opération menée par les forces alliées pendant la Seconde Guerre mondiale, qui avait pour objectif de coordonner l'action des maquis avec les plans généraux du Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force (SHAEF) et d'équiper les résistants, en France et aux Pays-Bas, en vue d'immobiliser les forces de l'Axe loin des côtes au moment du débarquement de Normandie.
Des hommes du Special Operations Executive (S.O.E.) britannique, de l'Office of Strategic Services (O.S.S.) américain, du Bureau central de renseignements et d'action (B.C.R.A.) de la France libre ainsi que des militaires des différentes armées des pays concernés (France ou Pays-Bas) ont été parachutés, par équipes de trois, derrière les lignes allemandes, en vue de conduire — en uniforme — des actions de sabotage et de guérilla contre les Allemands, et de diriger l'action des Résistants.
Ces commandos Jedburghs sont les précurseurs des forces spéciales contemporaines.
Source :https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Jedburgh





LE STATUT MILITAIRE AMBIGU DES F.F.I.

9 JUIN 1944 :
Si parfois les combats entre les forces allemande et les FFI peuvent avoir des allures de bataille rangée, les occupants se refusent à reconnaître dans les maquisards des soldats protégés par les "conventions de Genève".
Ainsi, le 9 juin 1944, le G.P.R.F. intègre par décret les F.F.I. à l'armée régulière, leur garantissant théoriquement la protection du droit international et des lois de la guerre.
Mais le 13 juin, rappelant la convention d'armistice, le haut commandement de la Wehrmacht fait savoir que les auteurs de « mouvements insurrectionnels sur les arrières de la puissance occupante » seront considérés comme des « francs-tireurs » ; « les rebelles [...] ne seront pas traités comme des prisonniers de guerre et seront passibles de la peine capitale ».

Source : https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2004-2-page-125.htm





 L'ORGANISATION INTERNE DES F.F.I.



LES RÉGIONS MILITAIRES F.F.I.

L'organisation militaire de la Résistance a débuté à l'époque où il y avait encore une "zone occupée" et une "zone libre". C'est la raison pour laquelle certains départements sont coupés en deux par l'ancienne "ligne de démarcation". A l'intérieur de chaque zone, les limites de région militaire respectent les limites de département.

Certains cachets d'unités FFI font référence à l'appelation de ces régions.

Régions militaires FFI
Source : Les F.F.I. au combat par Dominique Lormier Ed Jacques Grancher 1994





LE COMMANDEMENT

Pour la Résistance, les ordres viennent de trois centres de décision :
  •   du COMAC (= COmité Militaire d'ACtion, comité créé par le CNR pour prendre en charge la direction des opérations militaires en France)
  •  de l'état-major du général Koenig, chef des FFI (Forces Françaises de l'Intérieur) créées en février 1944 à Londres
  •   de l'état-major allié via le BCRA (Bureau central de renseignement et d'action, organisme chargé des relations entre la Résistance intérieure et la France Libre.
Avec parfois des conflits entre les priorités des uns et des autres.




LE SERVICE DE SANTÉ DES F.F.I.

Les F.F.I. n'avaient, pour beaucoup d'entr'eux, aucune formation militaire préalable et avaient un armement très léger d'où de nombreux blessés lors des opérations contre les troupes allemandes ou la Milice française mieux entraînées et aguerries.
Un service de santé spécifique aux F.F.I. est rapidement mis en place.

Service de Santé FFI Bordeaux
Lettre à entête imprimée "IVE REPUBLIQUE / FORCES FRANCAISES DE L'INTERIEUR / DIRECTION REGIONALE DU SERVICE DE SANTE" avec cachets 39x26mm "F.F.I. / REGION DU S.-O. // IV / R (croix de Lorraine) F " et 42x28mm "F.F.I. / E.M. de la Gironde // IV / R (croix de lorraine) F" oblitérée Bordeaux 15/12/44

FFI santé du camps de Gurs
verso
Lettre en franchise du Service de Santé du camp militaire de Gurs oblitérée "NAVARENX BASSES-PYRENEES" 28/11/44 avec cachet administratif au recto "CAMP MILITAIRE DE GURS ★ F.F.I. ★ // (croix de Lorraine) / le vaguemestre" et au verso "F.F.I. /○ CAMP MILITAIRE DE GURS ○ // SERVICE DE SANTE / (croix de Lorraine) / Le Médecin-Chef".

Comité médical de Libération
circulaire
rôle du Comité Médical de la Libération
Circulaire du Comité Médical de Libération de Tulle indiquant la composition du Comité et au verso ses fonctions à l'égard des autorités administratives françaises et des armées françaises et alliées avec cachet administratif "SERVICE MEDICAL REGIONAL // (Croix suisse) / F.F.I."


Service de santé FFI CFLN CNR
verso
Lettre en franchise militaire de Paris pour la Nièvre, oblitérée 6/11/44 avec cachet double cercle rouge 39/24mm "CFLN - CNR / SERVICE DE SANTE // (R (croix de Lorraine) F / FFI"


Hôpital FFI de Cognac
Lettre en franchise d'un sergent de la Brigade Armagnac-Bigorre en opération à Saintes devant la Poche de La Rochelle, avec cachet "F.F.I. / * HOPITAL MILITAIRE de COGNAC * // Le Vaguemestre" oblitérée COGNAC 26/11/44
(cliché internet)

Ambulance FFI FFA
Carte postale souvenir affranchie à 1F20 avec timbres surchargés "S.S.M. D.I.A. (croix de Lorraine) F.F.I. F.F.A. / + 48F80 et vendue 50F au profits de malades et blessés avec cachet double cercle "★AMBULANCE CHIRURGICALE LOURDE ★ / N°2 // SERVICE / DE / SANTE / (croix de Lorraine) / F.F.I." et cachet double cercle "FRANCHISE POSTALE / ★ A.C.L. 2 ★ // (croix de Lorraine)".


Formation médico-chirurgicale FFI
Lettre en franchise de Briançon pour l'Ardèche avec cachet triple cercle 41/38/26mm "FORMATION MEDICO CHIRURGICALE / ★ N°2 ★ // SERVICE / DE SANTE / (croix de Lorraine) / F.F.I." oblitérée "BRIANCON / HAUTES ALPES" 9/11/44 réexpédiée et cachet de transit au verso "VERNOUX D'ARDECHE / ARDECHE" 17/11/44





LA POLICE DES F.F.I.

Police F.F.I. à Auch

Dans certaines régions des services de «  Police F.F.I. » sont mises en place (à ne pas confondre avec les « Milices Patriotiques » au rôle plus terre-à-terre (surveillance des marchés, protection des édifices publics...).

Le but officiel des Polices F.F.I. est de contrôler l'action des soldats F.F.I. comme l'indique l'article de journal ci-contre.
Dans certaines régions, « des bandes plus ou moins criminelles se considérant comme une force de police légitime agissaient au grand jour, mais dans un contexte de pénurie et avec des pratiques issues de la clandestinité, leurs modes d'intervention étaient souvent décalés par rapport aux enjeux réels. Le dénuement logistique, l'absence d'intendance dont souffraient les groupes FFI leur fit multiplier les « réquisitions » pour s'équiper en véhicules, pour se fournir en carburant et autres fluides, pour se ravitailler en nourriture et parfois même en vêtements.»
En période de pénurie, la population soumise au rationnement, n'accepte pas d'être spoliée. Certains utilisaient leur "qualité" pour réquisitionner, piller, malmener des présumés collaborateurs ce qu'on appellera l'épuration sauvage.

Souvent, les groupes FFI essayaient dans leurs actions de respecter des formes légales, clamant leur venue au nom de la Résistance, annonçant qu'ils intervenaient sur ordre, présentant des bons de réquisition de fortune, misérables bouts de papier sur lesquels étaient jetés quelques mots à l'encre violette. Attachés à la reconnaissance, ils ne sortaient pas sans leur brassard, sans leur écusson à croix de Lorraine, arborant presque avec fétichisme tout ce qui pouvait manifester l'identité FFI et rappeler l'armée. Pratiques qui témoignent de la conviction chez leurs auteurs qu'ils incarnaient la nouvelle légitimité, tout en se cherchant des racines patriotiques et en s'embarrassant d'un mobilier institutionnel bricolé à la hâte : bons, tampons, entêtes, surcharge de timbres-poste à la plume.... »
Source : http://books.openedition.org/pur/8878?lang=fr

Préfecture de Police F.F.I. de Poitiers
Lettre en franchise militaire de Poitiers pour les Deux-Sèvres, avec cachet administratif "PREFECTURE DE POLICE F.F.I. / VIENNE // (croix de Lorraine" et griffe "LE CAPITAINE PICARD / COMMANDANT LA POLICE F.F.I." oblitérée Poitiers 23/1/45

cachet de vaguemestr police FFI
Police FFI de l'Hérault
Carte postale en franchise de Montpellier pour l'Ariège avec cachet de vaguemestre "1re COMPAGNIE DE POLICE DE SECURITE / F.F.I. // (croix de Lorraine) / LE VAGUEMESTRE", oblitérée 27/11/44






Prévoté Thonon les bains

LES PRÉVOTÉS DES F.F.I.


Les unités prévôtales sont chargées de la police militaire et d'une partie de la justice militaire. Des prévôtés sont établies en temps de guerre, pour accompagner les troupes en campagne.
Certaines grandes unités FFI seront accompagnée de tels détachements de prévoté.

Prévoté FFI de l'Ain
Lettre en franchise militaire de Bourg-en-Bresse (Ain) pour l'Isère oblitérée 29/11/44, avec cachet triple cercle violet 34/33/19mm "PREVOTE F.F.I. / VAGUEMESTRE // (croix de Lorraine)"





LES SERVICES D'INTENDANCE ET DE MAINTENANCE

Intendance FFI de Nérac
Lettre en franchise oblitérée "NERAC / LOT-ET-GARONNE" 20/10/44 avec cachet double cercle "Intendance de l'Arrondissement de NERAC /☆ // F.F.I."


Direction des F.F.I. Garage
Carte postale en franchise de Paris pour Angoulême, 6/11/44 avec cachet double cercle "MINISTERE DE LA GUERRE / DIRECTION DES F.F.I. // DEPOT / GARAGE" expédié par un caporal FFI du Régiment Bir Hacheim de passage à Paris.





LA FORMATION DES CADRES F.F.I.

Le faible niveau militaire de beaucoup de chefs de groupes FFI n'étant pas totalement compensé par leur enthousiasme, des écoles de cadres sont mises en place à leur intention.

Ecole des cadres FFI du larzac
Lettre en franchise militaire d'un F.F.I. en formation dans le camp du Larzac avec griffe rectangulaire encadrée 61 x 25 mm "F.F.I. Aveyron / Le Vaguemestre / École Départale des Cadres" oblitérée La Cavalerie 10/3/45

Ecole des cadres FFi de l'Armée de l'Air
Lettre en franchise et correspondance datée de Meudon 21/11/45 avec cachet double cercle 32/22mm "ECOLE DES CADRES F.F.I. DE L'ARMEE DE L'AIR // Le Vaguemestre"

Ecole des cadres de Cahors
Lettre en franchise de l'Ecole des cadres de Cahors pour Paris, oblitérée Cahors 10/1/45 avec cachet double cercle violet "ECOLE REGIONALE des CADRES F.F.I. de CAHORS // (croix de Lorraine) / Le Commandant de l'Ecole".





LES «MILICES PATRIOTIQUES»

10 AOÛT 1944 :
Ordonnance fixant le statut des Milices Patriotiques.
Elles sont définies comme une police aux ordres des Comités Locaux et Départementaux de Libération pendant la période d'insurrection (lutte contre le marché noir, le sabotage, la cinquième colonne...).
Les Milices Patriotiques étaient censées être à la Police ce que les F.F.I. étaient à l'Armée régulière.
Noyautées en grande partie par le parti communiste qui y voyait un moyen de pression pour arriver au pouvoir, de Gaulle s'en méfiera et elles seront dissoutes en octobre 1944 en échange du retour du secrétaire général du parti Maurice Thorez qui avait déserté en 1939 et s'était réfugié à Moscou.
Les éléments les plus sûrs seront intégrés dans les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) créées en décembre 1944.
Bien que n'ayant pas formellement la franchise postale on trouve quelques cachets administratifs utilisés par les Milices Patriotiques comme marque de franchise.

Journal des Milices Patriotiques
Milice patritiques Toulouse Milices patritiques de Toulouse
Milices patritiques de Toulouse
Milices Patritiques Toulouse
Lettre de rappel en franchise pour la diffusion du journal "Valmy" des Milices patriotiques de Toulouse, oblitération Toulouse Saint ? 14/11/44, avec cachet de fermeture double cercle 38/26mm "MILICES PATRIOTIQUES / F.F.I. // ETAT-MAJOR / REGIONAL" et cachet administratif double cercle 38/28mm "MILICES PATRIOTIQUES / F.F.I. // PROPAGANDE / 9, rue Resseguier, TOULOUSE // VALMY"

Milice Patriotique Agen
Lettre en franchise avec cachet administratif de la Milice Patriotique d'Agen 6/10/44

Milices Patritiques tarbes
Lettre avec cachet administratif "F.F.I. / MILICES PATRIOTIQUES // CONSEIL / DEPARTEMENTAL / Htes-Pyrénées" oblitérée Tarbes 14/11/44


carte d'identité d'un Milicien Patritique
Carte d'identité vierge pour les membres des Milices Patritiques de Chambéry.



19 SEPTEMBRE 1944 :
Décret de dissolution des commandements F.F.I..

20-23 SEPTEMBRE 1944 :
Décrets incorporant les F.F.I. (donc les F.T.P.F., commandés par Charles Tillon) dans l'Armée.
289 unités F.F.I. sont transformées en 113 unités de niveau bataillonnaire.
Les cadres militaires F.F.I. au nombre de 25 000 à la Libération ne seront plus que 4 000 en 1946 et 2000 en 1947. Ils regagnent la vie civile découragés par les tracasseries administratives et les minces promesses de carrière.

28 OCTOBRE 1944 :
Décret de suppression des « Milices Patriotiques ».
Le P.C.F. proteste jusqu'au retour de Maurice Thorez, déserteur en 1940 et gracié par le général de Gaulle pour des raisons politiques.


NOTES GÉNÉRALES
CONCERNANT LE COURRIER DES F.F.I.


Avant le 6 juin 1944, pour des raisons de sécurité élémentaires, il n'y a pas eu de courrier portant des marques postales de la Résistance. Seules quelques initiatives très localisées (par exemple les faux timbres Pétain ) ont été signalées.

Pour les faux timbres Pétain/ de Gaulle voir l'encart :

Faux timbres Pétain à l'effigie du général de Gaulle



Pour les faux timbres Pétain de « Défense de la France » voir l'encart :

les faux timbres Pétain



Dès le début 1944, s'est posé le problème des résistants qui auraient à combattre les Allemands lors de la Libération.
N'étant pas membres d'une armée régulière, ils seraient considérés comme des francs-tireurs et, en cas de capture, ne bénéficieraient pas de la protection des "Conventions internationales sur les prisonniers de guerre" et pourraient être fusillés sans autre forme de procès.
Dans le but d'éviter cette situation, les Forces Françaises de l'Intérieur sont créées en février 1944 par le CFLN, qui n'est à l'époque qu'un "Comité" .
Dès la constitution le 3 juin 1944 du Gouvernement provisoire de la République Française (GPRF) à Alger, la première ordonnance en tant que "Gouvernement" est de rattacher les FFI à l'armée régulière dans le but de leur conférer la protection des Conventions internationales.

Ordonnance du 9 juin 1944
JO d'Alger n° 48 du 10 juin 1944, p. 467 et JORF 10 août 1944 page 102

Voir le texte

A cette date le GPRF n'est reconnu en tant que "Gouvernement" pas aucun pays et juridiquement cette ordonnance n'a de valeur que dans les zones controllées par le GPRF.
Le 13 juin, le haut commandement allemand rappelle que l'article 10 de la convention d'armistice stipule que le gouvernement de Vichy interdira aux ressortissants français de combattre contre l'Allemagne au service d'États avec lesquels l'Allemagne se trouve encore en guerre. Les ressortissants français qui ne se conformeraient pas à cette prescription seront traités, de la part des troupes allemandes, en francs-tireurs.
Ces conventions d'armistice de juin 1940 ont, elles, été signées par un gouvernement français légal, élu démocratiquement et reconnu par la communauté internationale, contrairement au GPRF autoproclamé.

C'est dans ce contexte que les F.F.I. faisant officiellement partie de l'armée régulière peuvent bénéficier dès le 9 juin 1944 du décret du 18 avril 1939 entré en vigueur le 26 août 1939 sur la franchise militaire.



Voir les textes de 1939





Il est vraisemblable que dans les conditions troublées de l'époque, il y ait eu des abus ce qui a conduit l'Administration à préciser les dispositions légales dans sa note du du 2 novembre 1944.

2 NOVEMBRE 1944 :
Note relative à la franchise postale des formations F.F.I..

Franchise postale des F.F.I.
suite et fin

Note 1 : Le texte ci-dessus, pris à la lettre, laisse penser que pour le courrier originaire des F.F.I., le « cachet de la formation » est suffisant ; le timbre-à-date n'étant requis que pour le courrier originaire des troupes en opération.
Cela explique pourquoi on trouve de nombreux courriers des F.F.I. sans timbre à date, avec uniquement le cachet de la formation. Il est vraisemblable que cette mesure soit due au soucis de ne pas donner d'indication précise sur le lieu où se trouve la formation F.F.I., la poste civile, où est déposé le courrier FFI, n'ayant pas de "cachet muet" (sans indication de lieu) comme la Poste aux Armées.
En effet, contrairement aux unités régulières de l'Armée Française, les unités F.F.I. du Sud-Ouest de la France n'étaient pas rattachées dans les premiers mois de la Libération à la Poste aux Armées, arrivée en France avec les troupes des débarquements.
Il en résulte que la plupart des unités F.F.I. (grandes ou .... très petites) ont eu un cachet administratif d'identification afin de bénéficier de la franchise postale mais aussi de pouvoir effectuer des réquisitions et autres opérations pour leurs activités.
Les documents et cachets des FFI présentés dans ce site, bien que très nombreux, ne constituent donc qu'un petit échantillon de ce qui a existé.

Note 2 : le texte parle de "secteur indicatif" ce qui explique que certaines correspondances en franchise militaire portent une adresse du type "SI 12345" (Secteur
Indicatif) et non "SP 12345" ( Secteur Postal).


Note 3 : La quasi totalité des lettres envoyées avec cachet des F.F.I. avant la date de la note ci-dessus ne portent aucun timbre. Il semblerait donc qu'il s'agisse d'une officialisation après coup, les F.F.I. s'étant assimilées à des troupes régulières (comme le stipulait le décret du 9 juin rappelé ci-dessus) s'étaient auto-octroyé la franchise.

Note 4 : Il est quasiment impossible de faire une collection complète des cachets FFI. Le courrier ne comportant pas de timbres n'ayant pas attiré l'attention des philatélistes de l'époque. Seul le courrier privé à caractère familial a été, parfois, conservé et se retrouve, quelques générations après, dans les circuits philatéliques.
Les amateurs pourront essayer de rassembler les cachets d'un département ou d'une région ou ceux des grandes unités FFI qui, créées localement, ont ensuite rejoint l'Armée de la Libération dans la vallée du Rhône et au Nord de Lyon jusqu'en Alsace (par exemple les unités du Corps Franc Pommiès).

Note 5 : Le courrier adressé à des combattants F.F.I. en mouvement est beaucoup plus rare que le courrier envoyé par ces combattants, la poste civile ne possédant pas l'« ordre de bataille » (mouvement des unités constamment mis à jour) comme la Poste aux Armées et par conséquent ne sait pas comment faire suivre le courrier aux destinataires.






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